Bon à savoir
Cette page vous aide à repérer des signaux. Elle ne remplace pas un avis médical. Si vous vous reconnaissez, parlez-en à votre médecin traitant ou à un·e psychologue.
Les signes dans le corps
Le corps parle souvent avant la tête.
Une fatigue intense qui ne disparaît pas avec le repos, le week-end ou les vacances.
Des troubles du sommeil : difficulté à s’endormir, réveils la nuit, ruminations à 3 h du matin.
Des maux de tête fréquents, des douleurs dans le dos, la nuque, les épaules.
Des troubles digestifs, une perte ou une prise de poids.
Une baisse d’immunité : on tombe malade plus souvent.
Parfois des palpitations, une sensation d’oppression.
Les signes dans les émotions
Une irritabilité inhabituelle : on s’énerve pour un rien.
Des pleurs soudains, « sans raison ».
Une instabilité émotionnelle : tristesse, colère et anxiété se succèdent.
Un sentiment de frustration, d’injustice.
Le sentiment d’être piégé·e, ou au contraire inutile.
La boule au ventre du dimanche soir.
Les signes dans la tête
Des difficultés de concentration et de mémoire.
L’impression d’avoir perdu ses capacités.
Une saturation mentale : même les petites décisions deviennent difficiles.
Une perte de sens : « À quoi bon ? »
Les signes dans le quotidien
On se replie sur soi, on voit moins ses amis.
On abandonne ce qui faisait du bien : le sport, les loisirs.
On travaille toujours plus pour compenser une efficacité qui baisse.
On s’appuie sur des béquilles : café, alcool, médicaments, écrans.
Les tensions augmentent à la maison.
« Le burn out n’a pas uniquement créé des dégâts physiques mais également des dégâts familiaux. Mon mari ne comprenait pas pourquoi je pleurais sans raison à la maison. »
Une patiente, en fin de parcours
Les étapes du burn out
Le burn out évolue souvent en plusieurs phases. On peut les traverser sans s’en rendre compte.
L’enthousiasme. On s’engage à fond, on dit oui à tout, on est fier·e d’être fiable.
La stagnation. La fatigue s’installe, la reconnaissance attendue ne vient pas. On compense en en faisant plus.
La frustration. Irritabilité, injustice, doutes. Le corps envoie ses premiers signaux.
L’épuisement. La corde finit par rompre. Parfois du jour au lendemain, devant l’ordinateur ou au volant.
Plus on s’arrête tôt dans ce processus, plus la récupération est rapide.
Stress, burn out ou dépression ?
| Stress | Burn out | Dépression | |
|---|---|---|---|
| Ressenti | Sous tension, trop de pression | Vidé·e, il n’y a plus rien | Tristesse, plus d’envie |
| Lien au contexte | Une situation précise | Le travail, ou un rôle (parent, aidant·e) | Toute la vie |
| Le repos aide ? | Oui | Peu | Peu |
| Durée | Passager | S’installe sur des mois | Au moins deux semaines |
Ces trois états peuvent se mêler. Un stress chronique peut mener au burn out, et un burn out non soigné peut évoluer vers une dépression. En savoir plus sur la dépression.
Quand consulter sans attendre
Voyez rapidement votre médecin ou un·e psychologue si :
vous n’arrivez plus à vous lever ou à aller travailler ;
vos symptômes durent depuis plusieurs semaines ;
vous avez besoin d’alcool ou de médicaments pour tenir ;
vous avez des idées noires.
Si vous avez des pensées suicidaires
N’attendez pas. Appelez le Centre de Prévention du Suicide au 0800 32 123, gratuit et 24h/24, ou le 112.
Que faire si vous vous reconnaissez ?
Ne retournez pas travailler en serrant les dents. Voyez votre médecin traitant : il pourra évaluer votre état et, si nécessaire, vous prescrire un arrêt de travail.
Prenez le temps de vous retrouver. Voyez vos proches, sortez marcher, profitez de la lumière du jour. Votre vie ne se résume pas à votre travail.
Prenez soin de votre corps : dormez autant que nécessaire, mangez simplement, bougez doucement.
Faites-vous accompagner. Un·e psychologue vous aide à mettre des mots sur ce que vous vivez et à retrouver vos limites. Découvrir mon accompagnement.