Repérer les signaux
Les personnes qui s’épuisent sont souvent les plus engagées. Quelques signes méritent votre attention :
un collaborateur très investi qui devient irritable, distant ou cynique ;
des erreurs inhabituelles, des oublis, des difficultés à se concentrer ;
des heures supplémentaires qui s’accumulent, des mails tard le soir ;
des absences courtes et répétées ;
un retrait de la vie d’équipe.
Un échange simple et bienveillant peut tout changer : « Je te trouve fatigué·e ces temps-ci. Comment ça va, vraiment ? »
Pendant l’arrêt
Respecter la coupure. Pas de mails, pas d’appels « juste pour une question ».
Garder un lien léger, si la personne le souhaite : un message de temps en temps, sans attente.
Ne pas chercher à savoir ce qui se passe en consultation.
Préparer l’équipe sans dévoiler la situation médicale.
Préparer le retour
Le retour au travail est un moment délicat. Trop tôt ou trop brutal, il expose à la rechute.
Préparer ensemble le retour, avec la personne et, si besoin, le médecin du travail.
Envisager une reprise progressive : en Belgique, elle est possible avec l’accord du médecin-conseil de la mutuelle.
Clarifier les missions et les priorités. Revenir à une charge réaliste.
Prévoir des points réguliers les premières semaines.
Regarder ce qui a contribué à l’épuisement : charge, organisation, reconnaissance, isolement.
Prévenir
On ne prévient pas le burnout avec une corbeille de fruits. On le prévient avec une charge de travail réaliste, de la reconnaissance, de l’autonomie, du soutien entre collègues, et le droit de dire que c’est trop.
Ce que je fais, et ce que je ne fais pas
J’accompagne la personne, à sa demande et dans la confidentialité. Je ne fais pas de compte rendu à l’employeur. Vous pouvez en revanche transmettre mes coordonnées à un collaborateur qui en aurait besoin.