Ce qui aide
Écouter sans juger. Pas besoin d’avoir les bonnes réponses. Être là suffit souvent.
Croire ce qu’il ou elle vit. L’épuisement ne se voit pas toujours. Ce n’est pas de la paresse ni du caprice.
Proposer, sans imposer. « Tu veux qu’on aille marcher ? », « Je peux t’aider à appeler ? ».
Alléger le quotidien. Un repas, une course, une démarche administrative : ce sont des cadeaux concrets.
Encourager à consulter, doucement : le médecin traitant, un·e psychologue.
Garder du lien, même quand la personne se replie.
Ce qu’il vaut mieux éviter
« Secoue-toi », « Tout le monde est fatigué », « Pense à autre chose ».
Comparer : « Moi aussi j’ai eu des périodes difficiles, et j’ai tenu. »
Pousser à reprendre le travail trop vite.
Prendre toutes les décisions à sa place.
Les signaux qui doivent vous alerter
Si votre proche parle de ne plus avoir envie de vivre, de « disparaître », s’il ou elle met de l’ordre dans ses affaires ou se met en danger, n’attendez pas.
En cas d’inquiétude pour sa sécurité
Appelez le 112, ou le Centre de Prévention du Suicide au 0800 32 123, gratuit et 24h/24. Ce numéro est aussi là pour les proches.
Et vous, dans tout ça ?
Accompagner quelqu’un d’épuisé fatigue aussi. Vous pouvez ressentir de l’impuissance, de la colère, de la culpabilité. C’est normal.
Gardez des moments pour vous.
Parlez-en à quelqu’un de confiance.
Acceptez de ne pas tout porter.
Si c’est lourd pour vous aussi, vous pouvez venir en parler. Le burnout pèse souvent sur tout le couple et toute la famille.